Finances familiales
Normes de la CSIAS
En Suisse, ce sont les cantons qui sont compétents pour l’organisation de
l’aide sociale. Afin de promouvoir l’égalité et la sécurité des droits
au-delà des frontières cantonales, la CSIAS a élaboré une série de
recommandations – les normes CSIAS. Ces normes définissent le mode de calcul
de l’aide social pour des cas concrets et les mesures d’intégration sociale
et professionnelle qui peuvent être mises en oeuvre pour soutenir les
personnes concernées. Les normes CSIAS sont un instrument de travail
important pour les services sociaux. Bien qu’il s’agisse de recommandations,
les normes CSIAS sont appliquées par la plupart des cantons. Les normes
CSIAS s’imposent dans la politique sociale suisse et en tant que référence
obligatoire dans la pratique des tribunaux.
Pour plus ample d’information:
Conférence suisse des institutions d’action sociale CSIAS
Monbijoustrasse 22
Case postale
3000 Berne 14
admin@skos.ch
www.csias.ch
Aide sociale
Pour plus d’informations nous vous invitons à consulter le
site de la CSIAS
www.csias.ch
Questions
fréquentes
- Pourquoi
la CSIAS en tant qu’association privée peut-elle établir des normes en
matière d’aide sociale?
·
• La CSIAS
est l’association professionnelle suisse de l’aide sociale. Elle regroupe
l’ensemble des cantons, la principauté du Liechtenstein et plus de mille
villes, communes et oeuvres privées. Elle a été fondée en 1905.
• L’aide sociale en Suisse est dans la compétence des cantons. Jusqu’à
présent, il n’existe pas de loi cadre fédérale sur l’aide sociale. C’est
pourquoi, la CSIAS en tant qu’association professionnelle a une fonction
importante dans la coordination et l’harmonisation de la pratique de l’aide
sociale en Suisse. Depuis sa fondation, la CSIAS revendique l’introduction
d’une loi cadre fédérale.
• La CSIAS s’engage en faveur de la lutte contre la pauvreté et du
développement professionnel de l’aide sociale. Ses normes en matière de
calcul des prestations d’aide sociale (normes relatives au concept et au
calcul de l’aide sociale), largement reconnues, définissent le minimum vital
social. Elles reposent sur des expériences pratiques tout en tenant compte
des résultats de la recherche sociale.
• La plupart des cantons reprennent les normes dans leurs lois, ordonnances
ou juridiction. La Confédération et les tribunaux se réfèrent également à
ces normes dans sa législation et leur juridiction. Elles contribuent à la
sécurité de droit et à l’égalité de traitement des bénéficiaires de l’aide
sociale en Suisse.
• Les normes CSIAS sont un instrument de travail et d’argumentation
indispensable pour les services sociaux et les autorités sociales. Elles
tiennent compte en permanence des évolutions générales et régionales en
matière de politique sociale.
-
Qui
bénéficie de l’aide sociale?
·
• Des
personnes de tout âge et dans des situations personnelles les plus diverses
ont besoin d’aide sociale. En Suisse, ce sont largement plus de 200’000
personnes qui doivent recourir intégralement ou partiellement à l’aide
sociale.
• Le nombre de clients est déterminé en premier lieu par la situation
économique et le marché du travail.
• 60% environ des bénéficiaires de l’aide sociale sont des personnes seules,
22% des familles monoparentales et 14% des familles avec enfants. Aussi le
groupe des « working poor » (familles avec bas salaires) doit recourir
souvent à l’aide sociale.
• Les personnes âgées ont rarement besoin d’aide sociale, puisqu’elles sont
mieux protégées contre la pauvreté par les prestations complémentaires plus
généreuses de l’AVS.
• Des experts estiment qu’en Suisse jusqu’à 50% des personnes qui auraient
droit à l’aide sociale ne font pas valoir ce droit, car la dépendance de
l’aide sociale est considérée comme stigmatisant à beaucoup d’endroits.
-
Quel est
le coût de l’aide sociale?
·
Dans
l’ensemble de la Suisse, quelque 3 milliards de francs sont versés à plus de
200'000 bénéficiaires à titre d’aide sociale, ce qui correspond à environ 3%
des dépenses sociales globales. Ainsi, l’aide sociale est nettement moins
coûteuse que par exemple l’assurance invalidité ou l’assurance chômage.
-
Qui finance l’aide sociale?
·
• L’aide
sociale est financée par des moyens fiscaux publics, et non pas par des pour
cents pris sur les salaires comme les assurances sociales. Les cantons et/ou
les communes en assument les coûts. La Confédération participe uniquement à
l’assistance des requérants d’asile.
• Les dépenses de l’aide sociale augmentent régulièrement en période de
morosité économique et de baisse des recettes fiscales. Ceci renforce la
pression politique exercée à l’encontre de l’aide sociale.
• Les problèmes sociaux toujours plus complexes et la progression du nombre
de cas accentuent la pression aux économies exercée à l’encontre de l’aide
sociale. Les ressources humaines ne sont guère augmentées, ce qui accroît
considérablement la charge de travail des services sociaux.
• Des restrictions d’accès aux assurances sociales (assurances invalidité et
chômage notamment) conduisent à une augmentation du nombre de cas dans
l’aide sociale et par conséquent à un transfert de coûts.
-
Comment
les normes de la CSIAS sont-elles définies?
·
• Les
montants du forfait pour l’entretien sont déterminés par un ‚panier de
marchandises’ statistiquement et scientifiquement reconnu, c’est-à-dire les
coûts réels de certains biens nécessaires à l’entretien. Ces coûts sont
basés sur la statistique nationale des revenus et de la consommation de
l’Office fédéral de la statistique.
• Le calcul des besoins de base s’appuie sur le comportement de consommation
des 10% de la population aux revenus les plus faibles. C’est le résultat
d’une étude scientifique.
• Les normes sont définies par le Comité de la CSIAS qui regroupe l’ensemble
des cantons, la Principauté du Liechtenstein, différents offices fédéraux,
des villes, des communes ainsi que des institutions privées.
-
Quelle
est la proportion des étrangers et étrangères dans l’aide sociale?
·
• Les
ressortissantes et ressortissants étrangers sont représentés dans l’aide
sociale avec une proportion de 44%. Avec 6%, ils présentent un taux d’aide
sociale nettement plus élevé que les Suissesses et les Suisses (3%).
• Les personnes d’origine étrangère – ainsi que leurs enfants – ont souvent
un niveau de formation plus bas que les Suissesses et les Suisses. La
qualification professionnelle est un facteur de risque important pour l’aide
sociale. Plus de 45% des bénéficiaires de l’aide sociale n’ont pas de
formation professionnelle. Pour la population dans son ensemble, cette
proportion est de 23%.
-
Comment
le soutien des familles est-il calculé?
·
• L’aide
sociale a pour mission d’empêcher la pauvreté et d’assurer le minimum vital.
Ses prestations sont dès lors axées sur les besoins. Ceux-ci sont plus
élevés pour une famille à plusieurs personnes que pour un individu. Ils
peuvent dépasser le montant d’un salaire modeste.
• Les dépenses des 10% des ménages aux revenus les plus faibles en Suisse
servent de référence pour calculer les besoins des familles.
• Afin de tenir compte des besoins d’une famille, on multiplie le montant
pour l’entretien d’une seule personne par un facteur donné qui tient compte
du nombre de personnes vivant dans un ménage.
-
Le
bénéficiaire d’aide sociale a-t-il intérêt à travailler?
·
• Les normes
de la CSIAS définissent des incitations claires à exercer une activité
rémunérée et à élargir une activité rémunérée existante. Elles introduisent
des franchises sur le revenu pour les bénéficiaires (working poor).
Conformément au principe que le travail doit en valoir la peine, on renonce
à déduire du soutien chaque franc gagné par le bénéficiaire.
• Les nouvelles normes donnent aux cantons la possibilité de fixer des
franchises sur le revenu dans une fourchette allant de 400 à 700 francs –
selon le taux d’activité ou selon le montant du revenu.
• Les prestations de l’aide sociale sont nettement inférieures aux salaires
minimaux pour autant que ceux-ci soient fixés juridiquement. Par ailleurs,
ce sont précisément les familles qui souvent n’arrivent à assurer leur
existence par leurs propres moyens qu’à condition que deux personnes
exercent une activité rémunérée. La comparaison entre un seul salaire bas et
les besoins d’une famille, qui peuvent dépasser celui-ci, est dès lors
trompeuse.
• Dans certaines catégories de revenus – selon la législation fiscale
cantonale – il est possible que certains ménages de bénéficiaires de l’aide
sociale disposent de moyens financiers plus élevés que des personnes avec un
salaire comparable. Toutefois, ceci n’est pas uniquement dû à l’aide
sociale, mais avant tout au système fiscal cantonal et aux subsides pour les
primes d’assurance maladie, réglementés au niveau cantonal.
-
Que fait
l’aide sociale en faveur des jeunes sans formation?
·
• Les
adolescents et les jeunes adultes ont particulièrement besoin d’être
encadrés et assistés. Les services sociaux devraient leur consacrer le temps
nécessaire et disposer de ressources humaines en conséquence.
• La CSIAS a élaboré des recommandations spéciales pour les jeunes adultes.
L’objectif prioritaire est leur formation et insertion professionnelles. Les
maîtres mots sont encouragement et exigence. C’est pourquoi l’allocation de
prestations financières doit tenir compte des conditions de vie
particulières et des besoins de formation des jeunes.
• La CSIAS propose un droit de formation et une formation obligatoire
jusqu’à l’âge de 18 ans.
-
Quel est
l’effet des mesures favorisant l’insertion sociale et l’intégration
professionnelle?
• Pour la
plupart des gens, le travail rémunéré est la base de leur vie matérielle. En
outre, il leur assure la reconnaissance et soutient leur intégration dans la
société. Dès lors, l’aide sociale a pour premier objectif d’aider les
personnes dans le besoin à trouver une activité professionnelle.
• L’aide sociale, tout comme les autres systèmes de la sécurité sociale,
favorise l’insertion professionnelle. Le manque de places de travail,
notamment pour les personnes peu qualifiées, mais également leurs capacités
souvent très réduites, excluent aujourd’hui de nombreuses personnes du
marché du travail.
• En l’absence de places de travail disponibles, l’aide sociale a pour
mission de conserver au moins la capacité de travail, c’est-à-dire les
chances de trouver ultérieurement une activité rémunérée. A cet égard, les
places de travail proposées par ce que l’on appelle le marché complémentaire
du travail (programmes d’occupation, entreprises sociales, etc.) jouent un
rôle important.
• De nombreux bénéficiaires de l’aide sociale n’ont pratiquement pas de
chance de pouvoir être insérés dans le processus de travail. Les mesures
destinées à favoriser l’intégration sociale leur permettent de vivre dans
des structures clairement ordonnées et les aident à maîtriser mieux leurs
difficultés multiples. Ceci est également bénéfique pour leur santé et leur
bien-être psychique.
• Ainsi, les mesures favorisant l’insertion professionnelle et l’intégration
sociale sont un investissement important contribuant à terme à diminuer les
coûts sociaux. Les autorités compétentes pour l’aide sociale ont le devoir
de prendre de telles mesures et d’assurer des offres en la matière. Les
bénéficiaires de l’aide sociale sont tenus à leur tour de participer à de
telles mesures. Dans le sens d’une incitation, les efforts d’insertion et
d’intégration sont récompensés par un supplément d’intégration allant de 100
à 300 francs par mois.
• Des mesures d’intégration professionnelle ne peuvent avoir d’effets que
dans la mesure où l’économie met à disposition des places de travail en
nombre suffisant et pas trop exigeants. Dans ce contexte, l’économie a
autant de responsabilités que l’aide sociale.
-
Quelles
sont les obligations des bénéficiaires de l’aide sociale?
• En vertu
de la législation cantonale, les bénéficiaires de l’aide sociale doivent
faire tout leur possible pour soulager ou surmonter leur situation de
détresse. Dans l’esprit du principe de la contre-prestation, on leur demande
de fournir une contribution active à leur insertion professionnelle et à
leur intégration sociale.
• Les personnes demandant de l’aide sociale ont l’obligation de fournir des
renseignements conformes à la vérité sur leurs conditions personnelles en
matière de revenu, de fortune et de famille. En cas d’informations
contraires à la vérité ou passées sous silence, il est possible de réduire,
voire de supprimer le soutien.
• Les personnes demandant de l’aide doivent collaborer activement à
l’évaluation de leur situation et signaler immédiatement tout changement
intervenu dans leurs conditions personnelles et financières, pour autant que
celui-ci concerne l’aide sociale.
• La plupart des cantons connaissent une obligation de remboursement des
prestations d’aide sociale. Cette obligation devient effective en cas
d’entrée en possession d’une fortune relativement importante (héritage,
gains de loterie), en cas de retour à des conditions financières aisées,
mais également en cas d’obtention illégale de prestations.
-
Quelles
sont les obligations de la famille de la personne soutenue?
En vertu du
Code civil suisse (CCS), les membres de la famille en ligne ascendante et
descendante (enfants – parents – grands-parents) ont l’obligation de se
soutenir mutuellement. Cette obligation ne devient toutefois effective que
lorsque les membres de la famille vivent dans des conditions financières
aisées. Dès lors, il est possible de recourir aux parents d’un jeune adulte
soutenu par l’aide sociale pour financer au moins une partie des prestations
d’aide sociale.
-
Quels
sont les composants des prestations d’aide sociale?
• Les
prestations d’aide sociale sont composées du forfait pour l’entretien
(nourriture, vêtements, déplacements, entretien courant du ménage), des
coûts de logement, de l’assurance médicale de base et, dans certains cas, de
prestations circonstancielles. S’y ajoutent, en fonction de la situation,
des prestations à caractère incitatif telles que les franchises sur le
revenu ou les suppléments d’intégration.
• Le forfait pour l’entretien est de 960 francs par mois pour une personne
seule et il est extrapolé à l’aide d’un multiplicateur (échelle
d’équivalence) en fonction du nombre de personnes soutenues composant le
ménage.
• En matière de coûts de logement, l’autorité sociale locale compétente
définit les limites supérieures en fonction de la taille du ménage.
• L’assurance médicale de base comprend les primes de l’assurance de base
obligatoire y compris les participations et les franchises. Les organes
compétents édictent des dispositions concernant le montant maximal des
primes à prendre en charge.
• Les prestations circonstancielles ne sont versées que si cela est justifié
par des conditions de santé, économiques et familières particulières. Elles
comprennent les frais spéciaux dus à la maladie et au handicap, les frais
d’acquisition de revenu (pour les personnes exerçant une activité lucrative
et celles participant à des mesures d’intégration), la garde extra-familiale
des enfants (pour les personnes exerçant une activité lucrative) et les
frais liés à la scolarité, aux cours ou à la formation, à moins que ceux-ci
soient inclus dans le forfait pour l’entretien ou couverts par des bourses.
• Les bénéficiaires de l’aide sociale exerçant une activité lucrative se
voient accorder à titre d’incitation une franchise sur le revenu, afin
qu’elles aient un avantage par rapport aux bénéficiaires de l’aide sociale
qui n’exercent pas d’activité lucrative. Ceci vaut également pour les
personnes participant à des mesures d’insertion professionnelle ou
d’intégration sociale, qui bénéficient d’un supplément d’intégration. Les
personnes qui refusent de coopérer ou de participer à une mesure
correspondante ne reçoivent pas de supplément et risquent même une réduction
de l’aide sociale.
-
L’aide
sociale prend-elle en charge des voitures?
• En
principe l’aide sociale refuse de prendre en charge les voitures ou les
coûts liés à l’entretien de celles-ci.
• Dans la pratique, une voiture neuve est considérée comme fortune
réalisable. Si le montant de fortune laissé à la libre disposition selon les
normes CSIAS est largement dépassé, il faut procéder à une vente ou refuser
d’entrer en matière de la demande de soutien pour absence de besoin.
• Lorsqu’une personne soutenue exerce une activité professionnelle et
qu’elle ne peut raisonnablement atteindre son lieu de travail par les
transports publics, les coûts de l’utilisation d’un véhicule motorisé privé
sont pris en compte dans le budget d’aide sociale à titre de frais
d’acquisition de revenu.
-
L’aide
sociale prend-elle en charge les assurances complémentaires des caisses
maladie?
• L’aide
sociale assure les soins médicaux de base des personnes concernées. En font
partie la prise en charge de l’assurance de base obligatoire ainsi que des
participations et des franchises. Ces frais ne sont pas compris dans le
forfait pour l’entretien.
• Dans des cas exceptionnels dûment motivés, les cotisations pour des
assurances complémentaires peuvent également être prises en compte. Cette
partie des primes est alors considérée comme prestation circonstancielle.
Dans la pratique, des assurances complémentaires sont rarement prises en
charge par l’aide sociale.
-
L’aide
sociale prend-elle en charge les vacances?
• Les
séjours de repos peuvent être accordés aux personnes exerçant une activité
lucrative et soutenues durablement en complément de leur revenu. Le
financement de ces séjours ne se fait pas par les moyens de l’aide sociale,
mais par des contributions de fonds ou des fondations sollicitées au
préalable.
• Les personnes élevant seules leur(s) enfant(s) soutenues durablement par
l’aide sociale peuvent également bénéficier d’un séjour de repos modeste.
-
Les
prestations d’aide sociales sont-elles versées à l’étranger?
• Les
personnes vivant à l’étranger n’ont pas droit à l’aide sociale, puisque les
prestations de l’aide sociale sont liées à un domicile fixe en Suisse.
Celui-ci est vérifié par l’organisme d’aide sociale auprès du contrôle de
l’habitant.
• Le droit à l’aide sociale est contrôlé en permanence, puisque l’aide
sociale ne peut être accordée qu’en cas de détresse financière. Ainsi,
l’aide sociale ne verse pas de rentes comme le font par exemple l’AI ou
l’AVS.
-
Que fait
l’aide sociale contre les abus?
• L’aide
sociale lutte activement contre les abus. A l’aide de procurations, elle se
renseigne auprès de banques, d’employeurs et d’autres instances sur la
situation financière. Elle vérifie les données fiscales.
• Des experts estiment que le taux d’abus s’élève à 4% au maximum. Ainsi, il
est sensiblement inférieur au taux d’abus dans la branche des assurances et
probablement aussi à celui des déclarations des impôts. Le plus souvent, les
abus se pratiquent sous forme de travail au noir ou en ne déclarant pas les
situations d’habitation réelles.
• A plusieurs endroits, dans l’aide sociale, des fonctions spécifiques de
contrôle ont été crées, qui sont censées empêcher ou de découvrir des cas
d’abus. Lorsque des abus sont constatés, l’autorité compétente dépose
plainte pénale.
• En cas de coopération manquante, les prestations peuvent être réduites de
15%, pour la durée de douze mois au maximum. La réduction peut être
reconduite à condition que les conditions restent réunies.
• Une suppression totale des prestations de soutien n’est admissible que
dans des cas exceptionnels, par exemple quand une personne assistée alors
qu’elle est consciente des conséquences de ses actes, refuse de manière
expresse et répétée un travail acceptable et concrètement proposé.
• Le Tribunal fédéral et les tribunaux cantonaux ont tranché à plusieurs
reprises sur des questions de réduction et de suppression des prestations.
Ils
fixent un cadre contraignant à l’aide sociale.
-
Les
prestations d’aide sociale sont-elles trop généreuses?
• Ce n’est
pas le cas. Le minimum vital de la CSIAS se situe dans le même ordre de
grandeur que le minimum vital selon le droit des poursuites. Il est
nettement inférieur à celui en vigueur pour les prestations complémentaires
de l’AVS/AI.
• Contrairement à la plupart des prestations publiques liées aux besoins,
les prestations de l’aide sociale ont diminué en termes réels au cours de
ces 15 dernières années.
• En comparaison internationale, l’aide sociale en Suisse est plutôt élevée
en terme de montants, mais les autres pays connaissent davantage de
prestations liées aux besoins et d’allègements financiers dont les premiers
bénéficiaires sont les familles. De plus, l’accès aux prestations médicales
de base est gratuit dans différents pays.